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C’est en 1957 que Monsieur Mayoux crée à Pranzac (25 km à l’est d’Angoulème) une petite usine de production de tente pour le camping : La Prairie.

Quelques années passent et Mr Mayoux rencontre Mr Nivelt (père de l’architecte Bernard Nivelt). De cette rencontre naquit un nouveau département dans la société : Le nautisme. La société devient M.N.C La Prairie.

Le siège sera : 33 Avenue de Montbron, 16 340 L’isle d’Espagnac.

Mr Gourmez entre dans la société en 1961 avec les plans, futuriste pour l’époque, d’un catamaran : l’exocet.

A cette époque la production des voiliers se fait en pleine campagne à l’est d’Angoulême sur la zone de « Recoux » 16 800 Soyaux.

Mais les bureaux reste toujours 33 Avenue de Montbron.

Très rapidement Mr Gourmez et Mr Nivelt se penche sur leur table à dessin et c’est la création du Zef concurrent direct du Vaurien.

Ce petit dériveur reçoit un vif sucés comme en témoigne les 12 000 unités produites. C’est aussi l’occasion pour le chantier de mettre au point les chaînes de production polyester puisque tous ces bateaux sont construits avec des procédés nouveaux pour le monde de la plaisance en développement.

L’entreprise, en plein essor, poursuit son développement grâce à un nouveau modèle. C’est l’Océanix en 1965 sur des plans de J.J Herbulot architecte naval.



Au près, par vent faible, au large de Dinard. (Source Mr Gourmez)



Le baptême de l'Océanix. On reconnaît l'architecte, Monsieur J.J. Herbulot (deuxième en partant de la gauche). Monsieur Gourmez tient le parapluie en arrière plan.
(Source Mr Gourmez)



La marraine pose pour la photo. L'histoire ne dit pas si la bouteille a effectivement été cassée sur le bateau.
Les architectes et les responsables de l'entreprise peuvent avoir le sourire. La plaisance est en plein boom, la construction nautique se développe, les Chantiers "La Prairie" sont en pleines expansions. (Source Mr Gourmez)



Au partant, au planning sous grand voile haute et foc tangonné.
Des essais menés au large de La Rochelle en 1967. (Source Mr Gourmez)



Des essais qui mettront en évidence des problèmes d'éthanchéïté au niveau du puit de dérive. Problème qui, à l'époque, avait également été rencontré par des propriétaires d'Océanix. Il est d'ailleurs étonnant que le numéro de voile du bateau essayé soit déjà le 25...
(Source Mr Gourmez)

A cette époque la société emploie 100 personnes dans le département voiles contre 300 pour les tentes.

Le département nautique n’arrête pas là ses créations. Parallèlement à l’Océanix (5,60 m) est crée le Midjet (5,80 m) et enfin l’hélios (9,30 m).



Midjet


Hélios

Mr Gourmez quitte la société en 1968 pour crée une entreprise plus spécialisée dans le monde naissant des catamarans : France Catamaran.
Cette entreprise est toujours en activité à Angoulême. Il sera remplacé par Mr Desmoulin et par Mr Henri, chef de centre à l’école des Glénans.

1969 : J.J. Herbulot redessine l'ancienne version.
l’Océanix avec cockpit central arrive.
La coque a gardée ces lignes, mais la dérive (ou plutôt la quille pivotante), et évidemment le pont sont revues. Les photos ci-contre montrent les essais du prototype.


Les grands Chantiers français continuent leur expantion eux aussi. Jeanneau, Dufour, Edel... produisent des voiliers modernes, et classiques, pour plaire au plus grand nombre. Ces grands chantiers rentabilisent plus facilement leurs outillages que les petits, par la quantité de voiliers produits. Pour les petits chantiers, la solution pour sortir leur épingle du jeu est souvent de ... produire autre chose.


Une solution parfois risqué, mais qui pour l'Océanix sera une réussite. Une réussite d'autant plus forte que la demande en petit voilier plastique est importante à cette époque.De par le grand espace qu'évoque ces deux cabines, ce voilier fera rêver, voir fantasmer, plus d'un plaisancier ou futur plaisancier...


"Tu vois ma chérie, avec une deuxième cabine on pourra inviter ta mère..."


Une belle moustache sous vent arrière. L'équipage ne peut cependant pas se reculer comme cela devrait être l'usage pour favoriser la vitesse aux allures portantes établies.
(Source Mr Desmoulin)



Son allure de pèche-promenade fait parfoir oublier...
(Source Mr Desmoulin)


... que l'Océanix a la carène d'un véritable voilier.
(Source Mr Desmoulin)


(Source Mr Desmoulin)


La première vague après la vague d'étrave arrive au tableau arrière : la canène est proche de sa vitesse limite théorique. (Source Mr Desmoulin)

Un important groupe allemand s’intéresse alors à la société et injecte des capitaux dans l’entreprise. C’est le groupe Metzeler .

La Prairie augmente ses locaux et toutes les activités se font maintenant sur la zone de « Recoux » avec plus de 10 000 m2 de bâtiment. De très nombreux bâtiments voient le jour, chacun étant spécialisé dans un domaine particulier : menuiserie, montage, polyester etc…

C’est aussi une période de trouble pour la société qui cessera ses activités en 1975.

 

Production la prairie :

Plusieurs canots ont été fabriqués comme :

Junior : 3,20 m pour 1,45 m et 50 kg

Pêcheur : 3,67 m pour 1,55 m et 80 kg

Plate : 3,20 m pour 1,30 m et 75 kg


Apache :
Est un petit dériveur pour 2 : 3,26 m pour 1,43 m portant 7,10 m2


Optimist :
Le petit voilier que l’on ne présente plus.


Mis-Ship :
Le canot voile et moteur de J.J Herbulot : 4,55 m pour 2,10 m et 11,66 m2


Caneton Strade :
Dériveur de compétition félicité aux championnats d’Europe de 1972.


Surf :
Dériveur sportif très véloce : 4,37 m pour 1,65 m portant 12 m2.


Zef :
Dériveur école: 3,67 m pour 1,55 m portant 8,90 m2. Un Zef junior a été construit.


Midjet :
Dériveur ou quillard s’étant fait remarqué aux régates de La Rochelle : 5,80 m pour 2,27 m portant 20 m2.


Océanix TS :
Dériveur : 5,60 m pour 2,15 m portant 14,50 m2.


Ti-Yac :
Pêche promenade de 4,98 m pour 1,98 m.

Hélios:

Voilier de grande croisière déssiné par G. Moreau.

9,31 m pour2,50 m portant 35,56 m2 sous génois avec un lest d’une tonne.

 

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